Voyage à Vienne du 3 au 8 avril 2018

 

 

« Vienne, l’apocalypse joyeuse » est devenue une évocation concrète pour les germanistes de 1° et T° du lycée cette année.

Ce voyage d’étude a plongé les Belinois au cœur des bouleversements de l’histoire européenne, au centre de la capitale Viennoise qui, après avoir  oscillé entre crise et renouvellement a fini par donner naissance à une explosion de talents dans des domaines aussi variés que la littérature, la philosophie, la peinture, l’architecture, la musique, la littérature, le cinéma… pour notre plus grand plaisir !

Belle occasion aussi de jeter un regard derrière les coulisses de cette vitrine touristique pour interroger et vérifier certains clichés. A commencer par Sissi, l’Impératrice dont le culte permanent a laissé place à un marketing débridé.

La grandeur et la décadence de l’empire austro-hongrois a marqué la capitale autrichienne pendant 7 siècles. Vienne baigne encore dans l’atmosphère impériale de cette dynastie qui régna en Autriche et en Europe et ses habitants commémorent fidèlement le destin romanesque des Habsbourg.

La Ville-musée, fantastique livre d’histoire à ciel ouvert, vous fait vite regretter de ne pas avoir assez potassé autrefois vos manuels d’histoire-géographie ! Un arbre généalogique impérial à vous couper le souffle, véritable défi à la mémoire, tant les noms se ressemblent et se succèdent, une capitale bizarrement excentrée dans son propre pays et un empire austro-hongrois qui, la veille de la première guerre mondiale,  passe d’une population multi-ethnique de plus de 51 millions (troisième État européen par sa population)  à moins de 9 millions aujourd’hui (soit 20° en Europe)!!!

Carrefour entre l’Europe orientale et occidentale, Vienne n’est qu’à 80 km de Bratislava (la banlieue de Bratislava traverse les frontières autrichienne et slovaque), à 80km de la Hongrie, à 242 km de Budapest, à 331 km de Prague, et à 384 km de Ljubljana.

Les Belinois ont été conquis par le charme de Vienne, par cet étonnant télescopage entre tradition et modernité, où l’atmosphère romantique, parfois désuète (authentique baise-main de la part du garçon de café qui vous sert un café viennois avec le sourire, si si, je vous assure !) cohabite avec une créativité audacieuse, où l’architecture pompeuse, fastueuse ne craint pas d’être aussitôt contrebalancée par les façades dépouillées des mouvements artistiques innovateurs.


Vienne, c’est tout un art de vivre et les Belinois se sont adonnés avec bonheur aux plaisirs typiquement viennois.


Assister à une démonstration de préparation du fameux Apfelstrudel dans la pâtisserie impériale du château de Schönbrunn pendant laquelle un pâtissier révèle les secrets de  fabrication de ce dessert traditionnel. Julien a même obtenu le diplôme de  « pâtissier émérite » ! Bien entendu, le « Apfelstrudelshow » est suivi d’une dégustation.

Gôuter aux spécialités culinaires qui font la réputation de la gastronomie viennoise (rares sont les villes qui peuvent se targuer d’avoir une gastronomie typique) : Wiener Schnitzel (escalope viennoise), Fiakergulasch (roboratif Goulasch des cochers viennois), Sachertorte (fameux gâteau au chocolat fourré de confiture d’abricots) et Palatschinken (crêpes).

Ressentir avec les artistes viennois de l’ « Apocalypse joyeuse » et à travers les œuvres de Klimt, Schiele, Kokoschka… le pouls tourmenté de l’époque (tournant du XIXè-XXè siècle) et découvrir avec les œuvres colorées et généreuses de Hundertwasser, véritable « docteur de l’architecture » un art consacré à la réparation du vivant (homme et nature) malade et malmené par notre société.

Faire le tour du Ring (boulevard circulaire) de nuit avec les trams 1 et 2 pour admirer les façades des monuments historiques éclairés.

Se promener dans les allées au Prater, fête foraine permanente célèbre pour sa grande roue, devenue culte dans une scène du film « le troisième homme ». Construite en 1896, ce fut la plus haute grande roue existant dans le monde entre 1920 et 1985.

Mais …« à Vienne, on ne se promène pas, on valse ! » ;  nous avons donc pris au pied de la lettre ce dicton. Quoi de plus naturel que de s’initier à la valse … viennoise –natürlich !- dans la prestigieuse école de Danse Rueff. Après des moments de concentration intense et quelques orteils écrasés, on apprécie le bonheur de pouvoir danser en rythme avec son partenaire sur le beau Danube bleu… en mode RALENTI !

Impossible aussi de faire l’impasse sur la musique, à laquelle nous avons consacré quelques unes de nos visites avec la maison de Mozart et la « Haus der Musik » aux activités interactives.
Le point d’orgue toutefois fut la soirée concert dans le fastueux Palais Auerspeg avec au programme des extraits de WA Mozart et Johann Strauß joués par un orchestre en costume d’époque, des scènes de ballet classique et des extraits d’Opéra et opérettes interprétés par un couple de virtuoses ténor et soprano.

Vienne accueille aussi un des sièges de l’ONU dont la visite guidée a été très appréciée par les élèves.


Acteurs de la mondialisation, solidarités internationales, UNHCR, forces et limites des institutions internationales ...les Belinois retrouvaient ici, dans l’enceinte des Nations Unies, la version « live » des programmes traités dans les cours d’allemand, d’histoire-géographie et de section européenne allemand. Quel plaisir pour les élèves de mobiliser leurs connaissances pour répondre aux questions de notre conférencier qui, à son tour, était agréablement surpris par l’intérêt des élèves et la pertinence de leurs questions. L’institution semble même avoir éveillé une vocation chez certains d’entre eux...

Pour finir de ressentir l’ambiance de la Vienne impériale, rien de tel qu’une « Fiakerfahrt », entendez : une promenade en calèche d’époque tirée par d’authentiques Lipizzans. Traverser les quartiers historiques de la ville et longer le Ring pour admirer au son du claquement des sabots de chevaux sur les routes pavées les splendides édifices et hôtels particuliers qui bordent le boulevard circulaire.  On s’y croirait… et certains élèves, adoptant spontanément des postures impériales à bord des calèches (petits gestes de la main à destination des passants), sont les témoins que la magie de la ville opère.

En témoigne Vincent Giroux- élève du lycée- qui, après avoir participé au voyage à Vienne en 2017, a décidé de poursuivre cette année sa classe de Terminale et de passer son bac au lycée français de Vienne.

Vincent a passé 10 mois à Vienne, d’autres quelques jours, certains y ont trouvé leur vocation ou l’inspiration ; chacun est tombé sous le charme de la ville et tous plébiscitent la douceur de vivre de Vienne.


Ce n’est évidemment pas un hasard si, depuis quelques années, Vienne caracole en tête du classement mondial des villes distinguées pour leur qualité de vie. Nous avons testé et approuvons.

« On aurait du mal à trouver une autre ville d’Europe dans laquelle le désir de culture était aussi passionné qu’à Vienne.» Stefan Zweig, Le Monde d’hier.

Yasmine Magnin

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